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Raid fly fishing au Kamchatka.

Regarder par la fenêtre de ses rêves, fermer les yeux puis, s’envoler vers une destination inconnue est, sans aucun doute, ce que beaucoup d’entre-nous ont envisagé des dizaines de fois.

Texte et photos "Campo"

Quelquefois, il est des réalités qui congédient les songes. Des existences qui vous promènent entre bonheur et passion. Des instants de vie qui vous collent le frisson. « Kamchatka » : ce nom résonne comme le  «coup de feu » d’un chasseur d’ours dans les montagnes enneigées de l’extrême orient sibérien.  L’aéroport de Roissy matérialise toujours pour moi les grandes enjambées planétaires que seuls les aventuriers de la pêche ou de la chasse « émotion » connaissent. C’est par une magnifique matinée de juin que cette aventure a débuté et elle a, pour mon seul plaisir, occupé tous mes sens durant une paire de semaines.

Bien que quatorze mille kilomètres me séparent de cette destination j’ai, trois jours durant et sans encombre, traversé de long en large cette Russie aux mille mystères. La compagnie chargée de mon aérien durant la totalité du voyage propose un confort spartiate mais très efficace. Repas de bonne qualité, personnel de bord aux petits soins et grand silence des passagers pendant le vol. Avec «Polkovo » c’est du bon boulot ! Au diable les clichés imbéciles colportés par quelques-uns. Leurs avions volent aussi bien que les nôtres et même peut-être mieux… Paris, St Petersbourg, Novossibirsk, khabarovfk puis, quelques nuages plus loin, l’aéroport de Petropavlovsk Kamchatsky. Quel voyage ! Je passe volontairement sur les escales qui m’ont tout de même permis de découvrir les élégances austères de cette nouvelle Russie. «Petropavlovsk city»… étrange localité ! Comme « fond d’écran » et pour vous saluer, le volcan actif Koryaksky et le mont Avachinsky. Une authentique carte postale d’aventure que je ne suis par prêt de gommer de ma mémoire. Céans, cette cité du bout du monde fourmille de gens et d’activités de toutes sortes.  Hôtels parfois luxueux, centres commerciaux très bien achalandés, halles aux produits exotiques avec des saumons, «des vrais », vendus 2 dollars US le kilo. Cette ville « champignon » aux routes défoncées par le gel diffusent une atmosphère très particulière qui force le respect. C’est cette contrée nature du bout du monde, balayée par les vents entre mer de Béring, Océan Pacifique et mer d’Okhotsk, que découvrit en 1787  l'explorateur français La Pérouse natif de la ville d'albi.  Deux cent dix sept ans plus tard,   un autre albigeois,  moi-même,  pénétra à son tour cette péninsule de forme oblongue qui file sur plus de mille quatre cents kilomètres en direction du Nord pour y taquiner le King ,la Rainbow et autres kundzas à la canne à fouetter. Voilà le cadre exceptionnel dans lequel a eu lieu cette aventure « Raid fly fishing » fabuleuse, constamment orchestrée de main de maître par quatre guides russes remarquables et une «nounouchka » aux magiques attentions culinaires. J’ai encore en mémoire et sur les papilles les sapidités de ses soupes à la sibérienne. Un vrai régal !

 

 La vision d’un  hélicoptère « M I 8 » vous plonge illico dans la stricte réalité de l’instant. En effet, passer une heure et demie en vol dans cet engin peut en laisser plusieurs dans l’expectative. Bien calé entre deux sièges avec ma caméra au poing et ma « photo star » en bandoulière  j’attends, un peu énervé, le « top » départ. Soudain, voilà le vrai moment, l’instant du décollage. Dans un vacarme infernal « l’engin » débarrasse le sol et m’envoie au pays de la vraie vision du photographe. L’image et la vidéo d’en haut !  Ca aussi… c’est du plaisir.  Pendant plus d’une heure et au-dessus de la chaîne des volcans du « Kamch », je photographie et je filme ces paysages merveilleux qui défilent en dessous. Le spectacle est remarquable. Ces montagnes aux cimes enneigées, aux pieds desquelles se libèrent des rivières mystérieuses aux contours prometteurs font monter en moi des représentations légendaires. C’est l’instant où l’imaginaire réapparaît, le moment idéal pour fantasmer sur le poids et la taille de mes prises futures  en ces endroits de grandes magies.

En apercevant par un des hublots le sol s’approcher,  je distingue la rivière qui va durant huit jours devoir me supporter. Tout à côté,  à l’intérieur d’un bras de rive, quatre rafts flambant neuf me laissent augurer  l’aventure.  Poser le pied au pays de l’ours brun et sur les derniers recoins de la taïga et de la toundra sibériennes me gratifie d’une bouffée euphorique. Là, à quelques dizaines de mètres légèrement en contrebas, coule la rivière «La Nemtik river» : la rivière des « Kings ». Son cours d’eau aux apparences tranquilles, cavale dans un décor absolument vierge en direction de la mer distante d’environ 60 km. Les récentes précipitations abondantes tombées sur la région  ont gonflé son débit. Attention danger ! En dépit de son aspect primitif, cette nature sauvage ne m’inquiète absolument pas et c’est d’un pas guilleret que je me dirige vers le camp tout proche. Eugénie, le chef de cette expédition s’affaire autour des tentes pendant que ces trois assistants organisent ce qui va très vite devenir le premier camp. Mon « Kho-Lanta » sibérien à moi. Ici, la faune et la flore sont caractéristiques des régions nordiques. L’endroit me fait penser à une éponge. L’eau est partout. Marcher sur ces tapis de lichens dans ce coin perdu du monde en direction de sa passion toute proche, quel bonheur ! Brusquement surprise ! La bande rivulaire possède une piste bien marquée… Le sentier de l’Ours ! Le Kamchatka possède une des plus grosses concentrations d’ours bruns de la planète. Malheureusement, ou plutôt heureusement pur moi, je n’en verrai pas un durant ce séjour.  L’isolement et la beauté de ce pays majorent constamment l’intérêt de l’instant . Les Russes sont des gens attachants et ludiques avec qui le dialogue s’installe facilement. Je me souviens très bien de nos causeries de feu de camp. Si la gestique remplaçait souvent les mots, ces discussions particulières étaient vraiment sympas. Fiers de leur culture, mes cicérones bafouillaient volontiers des marques de voitures françaises ou le nom de certaines célébrités du monde du football.  S’en suivait l’évocation du nom de notre président et de quelques villes de France. Autant d’instants de bien-être construits dans le plaisir de connaître l’autre. La vraie vie quoi !

Pêcher une rivière inconnue accroît indubitablement le côté palpitant du temps qui passe. Pour tous les vrais pêcheurs à la mouche, la toute première glissée d’eau sur son pantalon de pêche devient une histoire de plus à ajouter au coffre de ses souvenirs de voyages.  Ici, et en début de saison l’eau est partout. La «Nemtic river» se divise en de nombreux canaux qui serviront de secteurs de reproduction pour le premier « run » des kings de printemps. A cette époque de l’année, le régime pluvionival de cette rivière grossit le lit principal qui se sectionne en de nombreux couloirs d’eaux pour se perdre dans la taïga environnante. Ceux-ci circulent dans un enchevêtrement de végétation inextricable d’où il est très difficile de s’extirper, si vous commettez l’erreur d’y « planter» un raft. De fait, une très bonne connaissance du couloir principal est nécessaire avant de se mettre à caboter sur ses eaux. Malgré un fort débit, le fleuve reste praticable à la canne à fouetter. Toutefois, et en cette saison, un gros niveau technique est requis. La présence d’une végétation abondante exclut presque tous les lancers aériens qui deviennent alors très difficiles, voire impossibles à réaliser. Par conséquent, c’est le plus souvent en roulé et du bord, que les jetés de soie sont les plus efficaces. Et là, les choses se compliquent inévitablement. Envoyer des imitations hors normes à des distances suffisantes pour qu’elles aient le temps de remplir leurs missions  n’est pas, dans ces conditions, à la portée du premier venu. Comme dit précédemment, la pêche en marchant dans l’eau est, sauf sur quelques rares endroits, impossible à pratiquer au printemps. Les basses températures de l’eau, les courants laminaires et l’instinct de conservation, vous scotchent définitivement sur la berge. Par conséquent, c’est au leurre tournant que se pêche cette rivière en début de saison.  Je vois d’ici vos frimousses interloquées !  «Campo» pêchant le saumon à la «médaille» ? Non, ce n'est pas vrai ça ! Bien que l’idée me soit venue à l’esprit et en raison de certaines présences humaines rédhibitoires,  je n’ai pas succombé à la tentation. C’est, tantôt à la canne à deux mains ou avec ma neuf pieds soie de 8 WFSF, que j’ai  immortalisé quelques séances de pêche à la mouche que je ne vais pas manquer de vous relater afin de vous mettre « l’envie ».

Durant le printemps, c’est au lancer que se pêche le « king blanc » dans la « Nemtic river ». Ce migrateur ne fait pas de quartier. Par conséquent, il ne tolère en aucun cas le dilettantisme. Aussi, faut-il choisir un matériel adapté. Tout d’abord, canne à lancer de puissance 30-50 g dotée d’un moulinet de type shoot mi-lourd à grande capacité possédant un excellent frein. Plus le frein est performant, plus vous avez de chance de mater l’animal. Ensuite, 150 à 200 mètres de tresse ou de fil nylon en 50 centièmes. Surtout pas d’impasse sur la qualité de votre matériel. Qu’il s’agisse de la canne, du moulinet, du fil et même des émerillons, tout doit être « nickel ». J’ai vu  là-bas des pêcheurs au lancer se mordre tous les doigts parce qu’ils avaient sous-estimé les valeurs combatives de ce poisson. Dans un même registre, il faut veiller à la robustesse des hameçons qui doivent être très affûtés et ultra résistants. Un King de 40 livres vous met vos « crochets » tout droits si ceux-ci n’appartiennent pas à la catégorie des infrangibles. Pour les leurres, des cuillers « Meps » tournantes n° 4 et 5 de couleur rouge ou verte fluo font parfaitement l’affaire. Un complément de modèle de type feuille de saule dorée ondulante « Krocodil et Sylops » sont les bienvenues lorsque les « bestioles » deviennent chipoteuses. Par pitié, ne partez pas en Russie pêcher le King avec une dizaine de cuillers. A supposer que vous soyez un bon pêcheur, 50 leurres me semblent être la bonne quantité à emmener. Lorsque le pêcheur est dans le « run » c’est de la rigolade. Toutefois, et afin de rester dans la partie, il doit être attentif à de nombreux critères qui vont déterminer la quantité de captures par jour sur un secteur donné. Tout d’abord, il faut éviter de se jeter à cinq ou six sur la première fosse venue car ces poissons possèdent un instinct de conservation particulièrement développé. En effet, ce sont les trois ou quatre premiers lancers qui sont en principe productifs après, plus rien ! Ceci tend à prouver l’extraordinaire méfiance du poisson ainsi que son aptitude à identifier le danger.  Le  « King » est donc un poisson anadrome malin. Mais à malin, malin et demi ! Par conséquent, il faut organiser de vrais traquenards pour le prendre régulièrement lorsqu’il est en « stand-by » dans une « retourne ».

 Imaginons que des poissons soient vus marsouinant sur un pool bien marqué. Les premiers lancers étant en principe synonymes de touches, chaque pêcheur doit, dans ce cas précis,  opérer à tour de rôle. Au premier poisson piqué, il faut, de préférence, éviter de le combattre à l’endroit où il a été ferré. Ceci dans le but d’éviter de tuer le coup. La stratégie étant le maître mot de la pêche de ce poisson, il est donc particulièrement important de se concerter pour faire de sa journée un carton plein. Après plusieurs captures, laisser poser le secteur une heure ou deux. Par contre, lors des remontées massives en pleine eau dans les couloirs porteurs, la pêche est alors différente et beaucoup plus simple.  Il suffit de lancer son leurre tout en prenant soin de pêcher la totalité de la colonne d’eau en variant les hauteurs de pêche.  Et là, si vous êtes bon, vous ouvrez une poissonnerie ! Une fois piqué, le «King » est sensationnel au bout d’une canne. C’est un véritable sprinter. Il dévale alors la rivière comme s’il avait vu un diable aquatique. Une fois ferré, ne lui tirez pas constamment dessus. Tant que ce poisson sent l’accroche, il se bat. Par contre, si vous lui donnez l’impression qu’il est libre, il se retourne et commence à remonter. Bien entendu, et vous l’aurez compris, cette technique ne peut se pratiquer que sur des grands pools et en l’absence d’obstacles. Sinon, c’est « bridé » tout le temps et aux pieds. Pour cela, le matériel utilisé par les guides russes est un exemple d’efficacité. Canne très courte de type « Gourdin », moulinet avec nylon  8o centièmes et cuillère avec olive de 40 grammes montée en dérivation. Je peux vous dire que ça marche ! Le malheureux saumon qui  met un coup de gueule dans ce « Bazard » se retrouve illico sur la bordure avant même qu’il n’ait compris ce qui se passe. Un jour, deux de mes guides, Eugénie et Sacha, m’ont fait une démonstration de leur technique qui, je dois vous l’avouer, reste super efficace même si celle-ci n’illustre pas l’élégance. Le besoin ne justifie t-il pas les moyens ?

 

Au cours de mes voyages du bout du monde, j’ai appris à éviter les carences habituelles. Il faut toujours prévoir de pêcher le "plus" afin de pêcher le "moins". C’est une des raisons qui me pousse à examiner de façon systématique certains points importants avant le départ. Par exemple, pour la pêche du grand poisson à la mouche un « blank » de neuf pieds soie de 7/8 suffit. Toutefois, le confort est au bout d’une grande canne et l’emploi d’une 14 pieds pour soie de N°10 est tout à fait indiqué pour ce genre d’aventure. Ensuite, et suivant la taille moyenne des poissons observés, on optera pour l’une ou l’autre de ces deux cannes. Pour les moulinets, c’est la même chose. Toujours à grande capacité avec un blocage efficace.  Enfin, et pour finir, 150 mètres de backing dans chaque bobine. Pêcher le « King » de printemps sur la Nemtik river à la canne à mouche fouettée s’apparente à un vrai défi. Imaginez une rivière aux eaux cristallines et très froides, dotées de couloirs suffisamment rapides pour vous mettre la pression avec, en cadeau et pour arranger un peu cette esquisse, des rafales de vent dans tous les sens qui tentent de vous planter votre artificielle monté sur hameçon 1/O en pleine tête. Le rêve du moucheur. Moi, j’adore !

Dans cet environnement parfois intimidant où l’on réapprend sans cesse l’humilité, pêcher est une sorte d’aboutissement, de plénitude. A cet instant, vous semblez occuper l’espace dans sa globalité, et là, vous tutoyez la nature. Lâcher sa soie dans des eaux inconnues, sentir le vent et les odeurs marines toutes proches, imaginer le fond de la rivière et pêcher, voilà l’authentique plaisir du globe trotteur pêcheur. J’ai durant ces moments de bonheur cramponné  Raimbows, cutthroats, Kundjas et même une truite superbe qui ressemblait à s’y méprendre à une truite de mer d’Islande. Mais la vraie baston, le saut vers l’immense, la  grande chance, c’est un king au fouet !  Lorsque le contact est établi, vous prenez immédiatement la mesure de la situation. Imaginez 15 à 20 livres de poisson branché sur un voltage hors norme et vous avez la séquence en live. Un départ vers l’aval qui met votre moulinet en musique, des sauts à plus d’un mètre au-dessus de la rivière et une bête superbe qui se décroche à vos pieds et file à toutes nageoires vers son ultime objectif.  De l’inoubliable. Durant ces moments exceptionnels, constamment cadencés par les arcanes de la nature, vous vivez l’aventure. Ici, la rivière et ses abords immédiats emmurent le temps. Elle seule semble vous accepter car, au-delà de ses berges, c’est l’inconnu. Dans cette région, l’aigle sibérien à col blanc observe votre présence. Il est ici le maître des cieux. La loutre accompagne votre curiosité et pêche près de vous sans se soucier de votre existence. Quand vient le soir, la rengaine des coucous se mêle aux bruits mystérieux de la rivière. C’est le temps de l’ours.  Au matin, les odeurs de café et de thé sont toujours opportunes. Elles vous tirent des torpeurs de la nuit et vous annoncent un nouveau jour…Descendre en raft la rivière et pêcher au fil de l’eau est une expérience que je vous conseille d’essayer. C’est comme un film qui se déroule sous vos yeux. Les berges filent au gré de la vitesse des courrant porteurs et votre regard découvre en permanence un tableau différent. C’est du grand, du très grand spectacle ! Durant ces moments, la pêche à la mouche s'accorde toujours quelques fantaisies. Echouer librement le raft sur une grève et s’abandonner à l’aventure s’apparentent ici à un pur bonheur. Si en plus, vous lancez la soie dans ces eaux exceptionnelles, vous entrez au paradis de la pêche à la mouche. En fait, et de cette manière, vous exploitez complètement la configuration. La pêche en marchant dans l’eau devient alors possible puisque vous choisissez d’accoster les hauts fonds.  En ces lieux, le nombre de poissons présents est impressionnant.  En cette saison, pas de gobage en vue si ce n’est quelques « kundzas » juvéniles postés en bordure des berges et qui avalent tout ce qui passe. Pour les mouches, les imitations tressées  «Top fly » montées sur hameçon 1/0 sont des artificielles très  performantes dans ces régions du monde. Ici, et en cette saison, pour capturer du poisson au fouet, il faut mettre sa mouche le plus près du fond et remonter la ligne par tractions successives. Pas facile avec les courants. Si les poissons sont sur la trajectoire, c’est à tous les coups ! Afin d’être encore plus efficace, l’emploi d’une soie naturelle reste incontestablement la ligne reine pour ces pêches à rôder. Elle flotte haut est porte toujours très bien le bas de ligne qui supporte la mouche lestée. De fait, celle-ci plonge rapidement. La soie soutient alors l’ensemble à l’eau qui, par conséquent, pêche parfaitement. Une chose encore ! Avant de vous lancer dans une telle aventure avec une canne à mouche à la main, apprenez à vous en servir. Tous les ans, je découvre au cours de mes voyages des pêcheurs à la mouche vraiment amusants tant dans le matériel qu’ils utilisent que dans l’adaptation de la méthode. En voir certains sortir un cure dent de 8 pieds avec un moulinet automatique et venir me demander ce que je pense de leur fourniment me déride toujours un peu plus. Cela me rappelle ce fameux  français qui pêchait l’ombre commun en Laponie suédoise avec une 5 pieds et qui, en plus, se prenait pour une « pointure ». Il existe de vrais professionnels du voyage et de la pêche au fouet qui sont là pour éviter ce genre d’incongruité. Contactez-les avant le départ. Car, pour certains, ce ne sera pas du luxe. De camp en camp, les jours filent et me rapprochent du dernier. Au cours de ce genre d’expérience qui se vit à coups d’images et d’émotions, ni la phrase, ni même le verbe ne remplace la vision d’un tel spectacle. L’insolite est présent partout sur cette péninsule de l’Orient sibérien. La «Nemtic river » incarne une légende vivante pour le King . Elle reste une énigme pour celui qui ne connaît pas l’aventure, la pêche et les poissons. Par conséquent, cette destination requiert une très grosse organisation que seul un véritable professionnel de l’accompagnement peut envisager. C’est pourquoi, je dissuade toutes initiatives individuelles sur cette destination. Le Kamchatka est un coin du monde où le mystère accompagne sans cesse le voyageur. Si cette cible suscite votre curiosité et si vous aimez l’aventure« Raid fly-fishing »,  le « New Concept Club » met à votre disposition une série de contacts et de conseils susceptibles de vous aider dans votre démarche.

Située à l’extrême est de la Sibérie, la presqu’île du Kamchatka s’étend sur environ 1400 Km entre la mer d’Okhotsk , la mer de Béring et l’océan pacifique.  La ville principale est le port de Pétropavlovsk  Kamchatsky. Partie intégrante de la ceinture de feu du pacifique, la péninsule compte de nombreux volcans dont 29 sont encore actifs. Ils symbolisent toute la grandeur des paysages du kamchatka. Paradis incontesté de l’aventure pour les pêcheurs de tous poils, cette région est le temple de la pêche du saumon.  Le survol de la région et de certains volcans comme le Gorely et le Mutnovsky au sud offre la vision d’une nature sauvage et mystérieuse que le voyageur n’est pas près d’oublier.  Avec moins d’un habitant au Km² vous êtes assuré d’un dépaysement total. La ville de Pétropavlovsk se divise en deux parties : le secteur portuaire et la ville d’en haut. Les découvrir en taxi au gré de la fantaisie d’un chauffeur russe est quelque chose de très curieux et fort sympathique. C’est aussi un moyen de s’immerger totalement dans l’ambiance de cette cité western du bout du monde

 Si vous vous rendez un jour pour pêcher dans cette région du monde je vais vous donner quelques conseils précieux. Tout d’abord, ne perdez pas de vue que la Russie est un pays immense et qu’un bon guide est obligatoire pour régler les petites difficultés de tous ordres. La pratique de l’anglais courrant est donc obligatoire. L’idéal, c’est de partir avec un russe parlant français. Les imprévus de communications liés à la barrière de la langue sont une gêne permanente dans ce genre d’expédition. L’école de l’Alliance Française à Paris compte bon nombre d’étudiants ou de résidants de cette nationalité qui se feront un plaisir de voyager avec vous si leur séjour est pris en charge. Contactez également les associations des Russes de France. Dès lors, tout devient plus simple. Un voyage de ce genre se prépare donc longtemps à l’avance. Tout doit être pensé, anticipé et envisagé. Pour la phase survie en camp au bord de la rivière, pas d’impasse.  En principe, vous êtes coupé du monde pendant huit jours. Et huit jours de galère à cause d’un oubli important, c’est long ! Au Kamchatka, l’activité volcanique, la chaleur souterraine, les cyclones et l’influence maritime sont les vecteurs d’un climat très particulier qui organisent souvent de brusques changements de temps et de température. Il y a plus de vingt zones climatiques différentes au Kamchatka. En été, la température moyenne est de 15 degrés, mais celle-ci peut chuter en quelques heures et devenir négative. C’est par conséquent dans un véritable temple écologique à ciel ouvert que le voyageur doit organiser sont séjour. Duvet à – 15, matelas gonflable de type alpin, cagoule polaire, et caleçon grand froid assureront le confort de vos nuits sibériennes. Pour la pêche, je vous conseille des pantalons de pêche de grand confort thermique, avec également deux ou trois caleçons polaires pour éviter le contact direct. Bien que les rivières ne soient pas limoneuses donc, glissantes, l’utilisation de chaussures cloutées sera un plus. Enfin, pour le matériel et les mouches artificielles soyez « XXL ».  Campo.

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