"campo mouche" peche a la mouche"

 

Accueil Reportages produits  Nouveautés Occasion Commandez Administration Lac des lignes

horizontal rule

Procurez-vous ce DVD, et vous connaîtrez la rivière du temps d'avant.

En 98... "Campo" tirait déjà la clochette d'alarme sur les bords de la Dordogne et d'ailleurs. Aujourd'hui, ces détracteurs de jadis s'interrogent(pêche mouche N°63) Les responsables de ce "merdier" ont gâché 10 ans de plaisir sur cette rivière. Combien de temps encore?

Si les Ombres ne montent pas sur la Dordogne, c'est qu'ils n'y sont pas.  Ceux qui vous racontent que le comportement alimentaire de ce poisson a changé ne connaissent rien et sont des obstinés prêt à tout pour perpétrer leur gestion inepte. Que ces messieurs "je sais tout et je me plante à tous les coups" laisse cette rivière à ceux qui là connaissent vraiment, un mois suffira pour voir le changement!!!

Nos fédérations de pêche examinent, méditent et pensent. Pendant ce temps, beaucoup de pêcheurs s’ennuient……
Lorsque le doute s’installe, celui-ci édifie souvent l’immobilisme. Par conséquent, la gestion de nos rivières et de nos lacs souffrent incontestablement d’un déficit de résolutions et d’orientations spécifiques de nature à valoriser les choses de l’eau, de la pêche et des poissons. Tous les pêcheurs s’accordent à dire le manque évident de salmonidés dans nos rivières. Lorsque la question est posée à certains responsables de la pêche de ce pays, on nous rétorque avec passion : « Nous poursuivons un « pgp » voire un « pgpd » et rien ne nous fera déroger ni changer d’avis, surtout pas les pêcheurs. J’ai, dans mes « entrepôts de plume » quelques documents bien gratinés rédigés de la main même de ceux qui sont à l’origine d’une telle initiative et qui, aujourd’hui, s’escamotent parce qu’il me semble que les choses sont en train de changer. Très récemment, un phénomène s’est produit sur la rivière Dordogne entre Argentat et Beaulieu. Après 7 années de disette halieutique, les « thymallus » sont, comme par magie, réapparus sur certains secteurs à la mode. J’ai même capturé durant le mois de novembre et en présence de plusieurs pêcheurs une truite de souche méditerranéenne d’une quarantaine de centimètres. De « longue » mémoire de moucheur de Dordogne cela ne m’était jamais arrivé. D’ailleurs, plusieurs de ces poissons ont été piqués alors que cette variété de truite très particulière n’a jamais été présente dans cette rivière. La Dordogne a toujours abrité la truite fario de souche atlantique. Mystère ? De plus, Le bruit court sur l’eau et dans les forums d’Internet que des arcs-en-ciel de belles tailles se sont retrouvées dans le No-kill d’Argentat. Nouvelle énigme ?

Suite à l'arriée secrète de ces poissons...
, Je ne peux passer sous silence le coup de la « bouilloire » la veille et le jour de la fermeture avec 19 pêcheurs heureux dans le pool magique du « Saulou ». Des dizaines de gobages sur « Escourbanier » et ailleurs aussi. Résultat, un score impressionnant à la sortie. Non, je ne vous dirai pas combien ; malgré cela, ceux qui se trouvaient en ces lieux ce jour-là s’en souviennent. Que des ombres ! Normal, en cette saison les vandoises sont à l’abri dans les « retournes » profondes comme celles vues, tous les ans et à cette époque, au droit des piles du célèbre pont de Monceau. Alors, pourquoi subitement tous ces poissons ? Les belles parties de pêche d'autrefois reviendraient-elles ? Le PGP ferait-il enfin son effet ? La question reste posée. Personnellement, je ne peux que me féliciter de cette situation. Il était temps ! Merci aux alevinages d’où qu’ils viennent.
Cette fin 2004 a par voie de conséquence été une fête sur la rivière « Espérance ». Les gîtes ont vu revenir quelques passionnés et les restaurants de la ville d’Argentat ont reçu des groupes de moucheurs comme au bon vieux temps. Cette nouvelle donne montre bien l’intérêt du plus grand nombre pour une rivière qui possède suffisamment de nageoires. Alors que veut-on chez nous ? Des rivières « PGP » sans poissons ou presque, pratiquées par quelques « Martiens » en quête d’absolu. Ceux-là mêmes qui s’empressent, dès qu’ils en ont l’occasion, d’aller pêcher et « filmer » leurs prises chez nos voisins espagnols, parce qu’ils voient soudain des poissons partout et que cela leur permet de faire quelques scores. Ou bien, tout simplement, des rivières soutenues raisonnablement en biomasse avec une véritable politique de gestion des stocks, de surveillance et de contrôle. Mais, ce ne sont que des mots. En effet, et afin de ne pas « caqueter » dans le vide, je me dois de les préciser un peu. Comment préserver nos écosystèmes sauvages, ou du moins ce qu’il en reste, sans pour autant, faire fuir les pêcheurs par manque de poissons ? Pas facile, voire impossible chez nous. Si vous mettez régulièrement du poisson vous attirez tous les « méchants » et si vous n’en mettez pas, vous faites fuir tous les « bons. » Un vrai casse tête pour chinois en mal de complexité !
Personne ne peut contester le bien fondé d'une gestion patrimoniale. Cependant, le « dubitatif » apparaît quand vous dites à vos pêcheurs que les bénéfices d’un tel plan ne seront perceptibles que dans 20 ans, peut-être plus. J’ajouterai, pour ma part et afin de régler définitivement le problème qu’il faut, pour être crédible dans ce but très honorable faire fi! Des pollutions diverses, des lâchers intempestifs des barrages, des prédateurs, qu’ils soient aériens ou à deux pattes et portant chapeaux, des problèmes de bons voisinages, des difficultés d’étiages de plus en plus long en raison de nos nouveaux climats, du no-kill, avec 100% d’adeptes qui préfèrent sauver leurs artificielles plutôt que le poisson, etc. La liste est loin d’être exhaustive.
Pourquoi pas la gestion au jour le jour, comme au restaurant, à la carte. Soyons sérieux ! J’ai souvent imaginé des « rondes tables » autour desquelles nous trouverions : Pêcheurs passionnés aux compétences reconnues, techniciens des métiers de l’eau, juristes et autres professionnels certifies du monde de la pêche. Des symposiums de l’halieute consacrés au respect du savoir de l’autre ainsi qu’ à l’écoute attentive des intervenants.                                                                                                                                         Pourquoi ceux qui font la pêche sur la Dordogne d'Argentat, qui en parlent à longueur de journée avec leur clavier, ne nous montrent jamais rien et n’y vont jamais quant ils y sont invités ? Ces individus, qu'ils soient en groupe ou séparément, voient des poissons partout. Ils confondent bien évidemment les vandoises avec les ombres. J'attends, que dis-je, nous attendons ces messieurs "grand pêcheurs" au bord de la rivière canne en main pour nous montrer comment çà marche. Nous exhiber quoi au fait! :"...Nous pêcherons ensemble mais pas cette année; disait une des longues langues du coin responsables avec quelques autres de ce superbe "merdier". (sic)Mais tout d'abord:"<j'ai ma maison à finir, il faut aussi choisir le bon jour, que les eaux ne soient pas trop fortes, que les poissons gobes, et tu verras on prendra du poisson.> Et si ma tante elle en A.....C'est ce foutre de la gueule du monde et prendre les gens pour des C...
Très récemment, j’ai provoqué une rencontre avec une des figures connues du monde de la pêche corrézien. Après plus de 15 années de silence mutuel, nous nous sommes parlé…. Affaire à suivre ? Vous voyez, tout est possible. Je suis personnellement convaincu que les responsables de l’APPMA d’Argentat font pour le mieux. Des dispositions logiques ont été mises en place sur et à proximité de ce parcours. Cependant, il y a eu au cours des ces dernières années un grand absent que tout le monde n’a pas manqué de remarquer….le poisson ! Si la Dordogne est un écosystème ouvert qui supporte actuellement un transfert de biomasse, ainsi que de nombreuses agressions relatives à ces eaux avec, en prime, un comportement délétère de certains d’entre nous, il faut, immédiatement et sans complaisance, mettre un terme à cette situation et en traiter les causes.
EDF porte, il est vrai, une grande responsabilité dans la disparition d’une partie du cheptel salmonicole de cette vallée. Mais ils ne sont pas les seuls à être mis en cause et cela, tout le monde le sait. Néanmoins, ce sont les barrages en amont qui ont permis la transformation de cette partie de la Dordogne. Ils ont autorisé, en raison de la particularité des eaux relâchées, une complète modification de l’écosystème en aval du barrage du Sablier. Donc, de façon induite, l’implantation et la réussite de l’ombre commun sur cette partie de la Dordogne. Même si depuis quelques temps, une ou plusieurs de leurs turbines semblent évacuer subrepticement un tampon alluvionnaire qui colmate tout ou partie des fonds situés à l’aval immédiat de l’édifice, l’eau relâchée reste tout de même adaptée, attendu que les ombres communs introduits récemment paraissent en bonne forme pour l’instant et parfaitement conformés.
Conditions d’habitat et dynamique des populations de salmonidés.
Pour les gestionnaires des débits, il sera demandé très prochainement de respecter un cahier des charges afin de faciliter et de permettre la vie et la reproduction des espèces présentes. Gérer un cours d’eau de façon plus écologique nécessite une démarche constante auprès des autorités territorialement compétentes. L’acceptation et la prise en compte des enjeux sociaux économiques, touristiques et halieutiques sont le préalable à toute action.. La loi sur l’eau de 92 cadre la décision publique ainsi que la responsabilité des acteurs en rappelant l’intérêt de prendre en compte et d’harmoniser les usages. Ceci dans le but d’assurer la vitalité des hydro systèmes. Dégager les facteurs structurants tout en essayant de les modifier en fonction des exigences est, à mon humble avis, la piste à suivre pour les années à venir.
Parcours privés, No-kill, réserves etc.
Dans notre pays, ces mises en place sont toujours source de controverses. L’existence de ces secteurs installe des différences dans le milieu des pêcheurs. Quand je lis : Parcours « NO-KIL » exclusivement réservé à la pêche à la mouche », je trouve cela très discriminatoire et parfaitement élitiste. Alors que ce genre d’aménagement s’accepte très bien chez nos voisins, dans notre pays, il engendre incompréhension et bon nombre de jalousies. Pourquoi ? Tout simplement parce trop de moucheurs s’apparentent à des monarques de l’intransigeance. Nous avons vraiment du mal à accepter nos différences. Qui n’a pas entendu cette exclamation à la mode. « Tiens, regarde…. Un « ferrailleur » !. Pour ne parler ici que des pêcheurs au lancer. Pourquoi cette aversion des autres techniques et des pêcheurs qui les pratiquent ? Tout d’abord, Il faut que les pêcheurs à la mouche français véhiculent une image différente et arrêtent de se prendre pour des « stars ».Parmi les nombreux courriers et réactions des lecteurs une phrase m’est restée en mémoire que je vous la livre sans détour. Nous avons une passion commune, la nature et la pêche. Alors, agissons ensemble au lieu de nous jeter nos différences à la figure. Personne n'est coupable mais nous pouvons tous le devenir si nous ne faisons rien. (JMK) de Paris. Récemment, un écrit d’un des mes confrères laissait apparaître quelques conclusions intéressantes sur le sujet. Dans ses lignes, ce journaliste échafaude avec dérision le parcours parfait. Sans toutefois tomber dans l’extravagance et la cocasserie de son raisonnement très amusant, je note qu’il nous présente la direction de ce qui pourrait bien devenir un jour une réalité. La Dordogne, comme bon nombre de rivières françaises, pourraient fort bien entrer dans sont schéma et satisfaire tout le monde y compris ceux qui ont envie de jouer les apprentis sorciers. Malheureusement pour l’instant, nous ne sommes ni en Autriche ni en Espagne. Pays où les gens de pêche fondent leurs administrations en partenariat avec les pêcheurs et les professionnels du tourisme halieutique tout en protégent farouchement tout ce qui touche à la nature et à l’environnement. Par ailleurs, je partage entièrement son point de vue lorsqu’il écrit que ce sont nos voisins qui profitent de nos réflexions et mettent en place les solutions appropriées que nous avons envisagées chez nous. J’ajouterai, afin de compléter l’addition, que toutes ces idées nous coûtent une véritable petite fortune.
La mise en place de parcours spécifiques alevinée à outrance pour satisfaire le « gugusse » n’est pas la solution. Pourquoi pas la pisciculture en eau libre comme dirait, une fois de plus, un de nos lecteurs ? Nous avons tous et pendant de longues années, constaté la présence en masse de l’ombre commun sur certains espaces très précis de la Dordogne. De fait, les implanter ailleurs est une absurdité puisqu’ils n’y restent pas. La zonation des espèces est une connaissance que tout professionnel de l’eau qui se respecte connaît parfaitement. Elle est corrélative en partie à la composition du substrat, à la qualité des eaux du secteur ainsi qu’à sa production alimentaire avec, une énorme part d’inconnu que seules, l’expérience et l’intuition de l’endroit peuvent apporter. Introduire de l’ombre commun sur « Escourbanier » c’est être presque sûr qu’il va y rester. Le faire dans les « lents » à l’amont du pont de « Brivezac » me paraît, sauf avis contraire, totalement contre- indiqué.
Ce genre d’introspection fort pertinente n’est malheureusement pas d’actualité chez nous. Depuis des lustres, nos pensées se perdent dans les tiroirs de nos têtes brillantes. Et, pendant ce temps, les mêmes nous disent qu’ils envisagent de réhabiliter le « patrimoine » plutôt que de favoriser par des actions adéquates la quantité de cartes de pêche vendues. Pour contenter ces messieurs, et faciliter leur détermination, je propose qu’ils aillent faire leurs expériences dans la « chevelure » des grandes rivières qui sont, je le rappelle en passant, les poumons des grands écosystèmes ouverts. Les grands cours d’eau doivent rester accessibles à tous et s’ouvrir aux jeux de l’eau, de la pêche et des poissons. De nos jours, beaucoup de pays procèdent de la sorte. Ils interdisent tout prélèvement dans les affluents des grandes rivières. Chez eux, on trouve des parcours exclusivement réservés à la pêche à la mouche mais aussi des parcours toutes pêches plus sélectifs où l’on observe malgré tout une forte densité de poissons. Par conséquent, pourquoi ne pas demander aux pêcheurs, toutes catégories confondues, ce qu’ils en pensent une bonne fois pour toute. J’ai toujours eu du mal à me faire « driver » dans mes loisirs par des minorités pseudo scientifiques persuadées de détenir la « science ». L’heure est maintenant à la discussion et aux solutions adéquates. Nous savons tous ce que nous voulons. La difficulté, c’est que nous l'extériorisons individuellement et dans le désordre. De fait, nous n’avons pas la crédibilité suffisante pour susciter l’intérêt de ceux qui pourraient nous aider à faire de la pêche tout, sauf une histoire de plus à classer dans les tiroirs de la zizanie. Si les uns et les autres nous nous mettons au boulot, je suis convaincu que le résultat sera à la mesure de nos multiples espérances.

Informations diverses : campopmouche@free.fr Administrateur Web : fly.fishing@wanadoo.fr Envoyez un courrier électronique à: fly.fishing@wanadoo.fr pour toute question ou remarque concernant ce site Web.
Copyright © 2006 Campo N.F.I
Dernière modification : 03 mars 2015