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La Suède à la mouche avec "Campo"

Ce territoire étonnant qui se faufile entre la Norvège et la Finlande pour S'enfoncer dans le cercle polaire arctique est devenu en quelques années un des grands carrefours halieutique d'Europe du nord. Si la pêche fait partie des grandes traditions de ce pays, elle est aussi le symbole authentique  d'une nature sauvage qui s'accomplit encore généreusement au fil des saisons.

Avec une superficie de 450 000 km2 dont 40 000 km2 de lacs et de voies navigables, la Suède devient du même coup une des figures imposées de la pêche dans le monde. Confortablement installée entre la Finlande et la Norvège, ce pays est en grande partie camouflé de forêts mystérieuses où s'étire comme par magie une succession étonnante de rivières et de lacs.
Après quelques heures de vol en compagnie du charme et de l'incontestable savoir-faire du personnel de bord de la compagnie S.A.S., nous posons les pieds dans cette région du monde. Situé à environ 900 km au Nord de Stockholm, l'aéroport militaire d'Oterson matérialise en quelque sorte la fin de notre voyage. Le volant d'une voiture de location, une route en forêt qui vous plonge doucement dans la nuit scandinave, un élan évité de justesse et enfin, le camp de «Giman», Albackens Jakt & Fiske camp comme ils disent ! Ne pas révéler la qualité de l'endroit reviendrait à passer sous silence la capture de ces poissons fantastiques pris au cours de notre séjour dans cette contrée magnifique. «Giman», ce lieu symbolise la pêche et la chasse mais également le charme du pays suédois. L'ambiance y est cordiale et chaleureuse et le Lodge extrêmement fonctionnel. Quant aux chalets individuels, le rêve! Imaginez 70 m2 très confortables au milieu de la forêt suédoise avec en prime, un sauna. Du délire ! En fait, tout ici est construit et agencé pour le plaisir du voyageur, qu'il soit pêcheur ou chasseur de longues pattes. Après une courte nuit de repos, enfin l'aube du premier jour. Tout en essayant de découvrir çà et là les avant-goûts de mes futures émotions halieutiques, je pénètre lentement le charme subtil de ce matin scandinave. A présent, chacun s'affaire autour de son matériel. Le grand moment est maintenant tout proche.
Notre guide est déjà sur le pont et nous dévoile dans un anglais suédois la direction du lac. Le long de ce sentier qui me conduit vers mon irrésistible passion, j'entrevois les contours de cette étendue d'eau qui se perd là-bas, quelque part vers l'horizon. A cet instant précis, je devine que cet épisode de pêche sportive va fatalement se dérouler en scope et en couleur. Dans l'embarcation qui m'éloigne des berges, un sentiment d'inconnu me tourmente quelque peu et la question habituelle que se posent les familiers des pêches lointaines se fait de plus en plus présente : «Where is the fish?»
J'opte alors pour une soie S2 pointe plongeante rapide et, sous l'oeil médusé de mon guide, je balance 35 m de ligne en direction de la berge du lac. Ma » Stop arcs», canne à mouche de 10 pieds pour soie 6,7, semble réellement apprécier la balade puisqu'elle me capture d'entrée une perche de trente centimètres. Pour un pêcheur de réservoir la prise d'un percidé à la mouche artificielle indique que la couche explorée n'est pas celle où se tiennent habituellement les salmonidés. Tandis que mes yeux ne
cessent de scruter l'extrémité du lac où là-bas, un rapide puissant déverse des eaux largement prometteuses, mes camarades d'aventures prospectent au rapala. Grands pêcheurs de carnassiers, Daniel et Alain traquent maître «Esox» qui est ici le prince des lacs et un des fleurons de la pêche de ces grands écosystèmes.
Tout en retenant encore un peu les brumes du matin, le jour s'installe tranquillement. C'est le moment de filer à l'anglaise en compagnie de mon guide. Direction le rapide. Quelques minutes de moteur et la rivière est là, devant moi, pleine de promesses. A cet endroit, les berges sont parfaites et autorisent une prospection beaucoup plus pointue qu'en bateau. Ma décision est prise : c'est du bord que les hostilités vont commencer. 

Soudain, mon accompagnateur, qui tient depuis le début la palme du silence, m'indique que l'endroit est fréquenté habituellement par des «graylings», terme employé par les Anglo-saxons pour désigner l'ombre commun. Je l'aurai parié. Ce lieu matérialise exactement la zone à ombres. Courants bien oxygénés, substrat de roches et de galets, tout y est pour que le lointain cousin de la Dordogne soit présent dans ces parages. Ce poisson étant ici beaucoup plus tonique et surtout moins chipoteur que ceux de chez nous, c'est au train de mouche avec pointes en 18/100 que

 j'entreprends la rivière. Un rapide trait de soie naturelle dans le courant, une courte dérive et que la fête commence ! Un très beau spécimen accroche une de mes artificielles et se met à filer en travers du cours d'eau, le tout rythmé par des sauts spectaculaires. Bien que le rôle principal soit ici enduré par un interprète ne dépassant pas les 45 cm, il fallut cependant plusieurs minutes à votre diseur d'aventure, pour qu'il puisse enfin voir de près son infortuné partenaire. Céans, ces poissons sont curieusement regroupés aux portes des lacs, sur des passages relativement courts et à forte déclivité. Ces endroits deviennent en quelque sorte le domaine réservé aux ombres et aux truites qui peuvent évoluer et se reproduire sans craindre la présence carnassière des grands prédatuers. p                                                                                                                                                                                                                                    De l'omble chevalier
â la truite brune:
 
 Dans les nombreux lacs de cette région, la pêche de l'omble chevalier (Omble alpin) et de la truite brune permet de revisiter la nature. Posés au milieu de splendides forêts de conifères, ces plans d'eau naturels recèlent toute la magie de la pêche de ces poissons qui peuvent atteindre parfois les dix kilos, principalement dans certains lacs difficiles d'accès. Dans ces contrées sauvages, la capture d'un omble à la mouche artificielle représente un challenge hors du commun. Il faut alors le tenter sur le fond à l'aide d'une ligne à mouche à descente très rapide, à laquelle on raccorde un bas de ligne fortement lesté avec, en pointe, un nylon court d'environ un mètre, supportant au moins deux artificielles. Cet attelage devra obligatoirement travailler dans la couche profonde. J'ai cramponné rapidement sur un de ces lacs un omble de 50 cm en grattant près du substrat et en «loch style», méthode bien connue chez certains pêcheurs de réservoirs d'outre manche. Mais ce jour-là, la surprise était ailleurs. Alors que la dérive occasionnée par les vents conduisait doucement mon embarcation vers le fond du lac, j'aperçus un chenal qui débouchait visiblement sur un nouveau plan d'eau, quelque part là-bas, caché au milieu de nulle part. Ma curiosité prit le relais de mon appréhension et brusquement, je découvris ce qu'inconsciemment j'espérais. Dix à quinze hectares d'eau à l'abri des brises du nord pour mon seul plaisir, le rêve!                                                                                                                           Un combat digne des
plus beaux poissons de lac !
                                                                          A ce moment-là, cette partie de pêche prit une dimension franchement extraordinaire. Précipiter sa soie dans les eaux mystérieuses d'un lac inconnu entouré de forêts profondes, c'est faire de l'instant présent une fresque halieutique inoubliable et d'une rare qualité. Soudain, un remous formidable explose le lac et me sort du même coup de ma torpeur bucolique.
Ma soie naturelle file maintenant à toute allure et je sens monter en moi une sorte d'hyperthermie bien connue des fureteurs de lacs. Décrire ici le présent, c'est en quelque sorte faire honte au futur. Cinq à six livres d'arc-en-ciel, branchées sur le 380 triphasé et bien décidées à m'en faire voir de toutes les couleurs, éclatent la surface du lac et se bagarrent en bout de ligne avec acharnement.
Au cours de ces moments extraordinaires, constamment cadencés par les arcanes de la nature, la pêche est vraiment une fête où chacun peut s'exprimer selon son niveau technique. En dire plus maintenant, reviendrait à précéder l'imaginaire du lecteur, alors...
Dans le sud, non loin de Stockholm, se trouvent plusieurs lacs poissonneux en truites arc-en-ciel destinés au tourisme pêche.
Durant cette matinée mémorable, une dizaine de ces poissons et plusieurs truites brunes sont venues intercepter mes artificielles. Dans les rivières alentours, considérées par les autochtones comme le repère favori des grosses truites, la pêche à la mouche artificielle n'est pas chose facile. Toutefois, l'utilisation d'une soie très plongeante va permettre de surprendre ces poissons qui se tiennent dans les profondeurs à l'affût de la moindre forme de vie. La puissance du courant peut être un atout important si l'on maîtrise les techniques destinées à la pêche des grands poissons aux traditions anadromes. Sur ces secteurs, l'utilisation d'artificielles lestées augmente la vitesse de descente de la ligne et autorise du même coup plus d'efficacité. Le camp de «Giman» propose une zone particulièrement fréquentée par des sujets terriblement accrocheurs et généralement disposés à vous offrir de grands moments de pêche à la mouche. Dans le pays aux 100 000 lacs, lorsque le crépuscule annonce la fin du plaisir de pêcher, cet environnement vous prépare parfois un spectacle étonnant qui va figurer en bonne place au pays de vos souvenirs. Dans ces régions septentrionales, lorsque le temps est de la partie, la nature s'enveloppe à la fin du jour d'une lumière remarquable. Regarder un de ces lacs sauvages s'éteindre doucement dans la nuit, ou apercevoir l'élan à la fin du jour s'enfoncer dans l'obscurité d'une forêt profonde, sont des apparitions inoubliables, et d'une rare pureté.
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Dernière modification : 18 septembre 2008