Thymallus  thymallus.

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Originaire des régions arctiques, il aurait colonisé l 'Europe centrale et orientale lors de la dernière glaciation. l'ombre commun est aujourd'hui moins bien représenté dans de nombreuses régions françaises. La raison est simple. Plus d'introduction de thymallus ou presque. (lire>>>> et si maintenant on écoutait les pêcheur)Et pourtant, il est vrai qu'il s'agit d'une belle opportunité pour le pécheur ; actif durant la journée et tard dans la saison et se reproduisant au printemps, il offre au moucheur la chance unique de continuer à pratiquer son loisir favori en période de fermeture spécifique de la truite. C'est de surcroît un adversaire coriace, à la défense énergique... en bref, un bien beau poisson de sport!

La nageoire dorsale, remarquable, valu à l'ombre l'appellation évocatrice de "porte étendard". Très haute, elle est magnifiquement teintée de bleu, de mauve ou de pourpre qui, à la la faveur des jeux de lumières, renvois des reflets irisés; Ces couleurs deviennent particulièrement vives à l'époque de la reproduction. Selon Nykolsky, ce surdéveloppement servirait à contrer les courants violents lors de la fécondation des œufs, afin d'éviter une dispersion trop rapide de la laitance.                                                                                                                  Un bien curieux salmonidés qui serait également originaire des régions arctiques.   La présence d'une nageoire adipeuse désigne son appartenance à la familles des Salmonidés, bien que certains scientifiques préfères le laisser parmi les thymallidés. II est vrai que le poisson chat ou l'éperlan sont également dotés de cette même nageoire atrophiée sans pour autant appartenir à la noble famille des Salmonidés! Car la ressemblance de l'ombre avec la truite ou le saumon s'arrête seulement à ce détail.
Le corps, fusiforme et taillé pour lutter contre les courants puissants, est en effet recouvert de grandes écailles bien visibles. Cette particularité lui vaut d'être régulièrement confondu par les poètes de le pêche  à la mouche avec des poissons blancs tels que le hotu.
La tête, conique, est prolongée par une bouche minuscule située en position infère, dotée d'une dizaine de petites dents vomériennes.
Le pédoncule caudal, long et fin, se prolonge par une nageoire dorsale nettement échancrée. Les flancs sont parcourus de fines lignes irrégulières formées de minuscules ponctuations noirâtres. Selon les souches et les régions, on note une grande diversité dans les coloris de la robe du poisson.

Le dos est généralement sombre, les flancs argentés à reflets verdâtres. Certains ombres sont brun noirâtre, d'autres blanc argenté. En Slovénie, les flancs sont souvent nuancés d'orangé.
Les plus grands spécimens capturés mesurent généralement 55 cm pour un poids de 1,5 kg. L'ombre arctique, quant à lui, peut peser jusqu'à 3 kg. L'ombre définit la deuxième zone dans la classification de Huet, qui correspond aux courants encore rapides et bien oxygénés situés en aval de la zone à truite.
Litrophile, il apprécie surtout les fonds de galets et de graviers.
L'espèce reste sensible à la pollution, notamment celle occasionnée par les extractions de granulats qui colmatent les frayères, ou les brusques lâchers de barrage pour les mêmes raisons. A ce titre, il s'agit d'un excellent indicateur de la qualité biologique des eaux.
On peut le rencontrer beaucoup plus en amont, dans la zone à truite, ou dans des courants situés nettement en aval, dans la zone à barbeau, dès lors que les conditions écologiques locales (absence de pollution, température moyenne, guère supérieure à (15-18°) sont favorables.
L'été, il occupe les fosses profondes et les grands pools. Dès les premiers jours d'automne, il s'aventure volontiers dans les grands lisses peu profonds situés en début ou en fin de radier.
II n'occupe pas d'ordinaire de postes précis comme la truite, bien qu'on puisse occasionnellement le capturer derrière un bloc rocheux, entre les herbiers de surface où il est venu chasser les larves sous les branches basses qui surplombent une berge. L'ombre se tient généralement en fond où il se nourrit de divers invertébrés aquatiques.  On lui reproche parfois sa tendance à prélever des oeufs sur les frayères. Cette particularité n'empêche pas, en Autriche ou en Slovénie par exemple, ou en Franche Comté sur tous les parcours bien gérés, son excellente cohabitation avec la truite. Les gros sujets consomment volontiers des alevins. Cela explique les quelques captures enregistrées à la cuiller.
Lors des éclosions, il n'hésite pas à s'aventurer en surface pour gober des insectes à la dérive. Ce comportement a valu à ce poisson une fausse réputation de prédateur de proies minuscules.
En fait, il se montre tout à fait capable d'ingurgiter un gros sedge ou une mouche de mai... ou un vairon.                                                                                                                                               Fait remarquable chez les Salmonidés, le frai printanier se déroule de mars a mai selon la température de l'eau, sur des substrats typiques de galets et graviers grossiers.
Chaque femelle dépose à faible profondeur, dans des petits courants bien oxygénés, 2 000 à 3 000 oeufs par kilo, d'environ 2 mm de diamètre et qui incubent en 3 semaines pour une température de 10°C.
La croissance de l'ombre, très rapide, explique qu'une femelle de 30 cm (dimension correspondant à la taille légale de capture dans un pays ou la gestion passe avant inclinaisons prédatrices des pêcheurs) est à peine mature. Cette fameuse maturité sexuelle est atteinte à 4 ans chez la femelle tandis que le mâle, plus précoce, est mature à 2 ans.

L'ombre commun serait originaire des régions arctiques, et aurait été amené à coloniser progressivement l'Europe centrale et orientale suite à la dernière glaciation. Quoiqu'il en soit, il existe une forme arctique en tous points semblable à notre souche indigène, mais de dimensions plus élevées.
L'ombre est également présent en Angleterre. En France, grâce autrefois à de gros efforts d'alevinage et d'aménagements des cours d'eau, l'espèce était bien représentée dans de nombreuses régions de l'Est et du Centre du pays. Les plus belles populations du Massif Central se retrouvaient dans l'Allier, dans le cours supérieur de la Loire, sur la Dordogne en aval d'Argent et dans l'Allagnon, le Lignon, l'Ance, la Vienne, l'Espezonnette et bien d'autres encore. Parmi les parcours très' célèbres des bassins du Rhône et de la Saône, citons le Haut Rhône, le Haut Doubs, la Loue, la Dessoubre, l'Ain, le Fier... L'Yonne, la Haute Seine, la Haute Marne, l'Aube, le cours supérieur du Rhin qui était encore dans les années 90 vraiment excellents.  Le gobage de l'ombre est caractéristique. IL quitte le fond en amorçant un mouvement direct sur sa proie et non pas comme un effet de bascule avant de se laisser dériver à la rencontre de sa proie.

En principe, contrairement à la truite, il ne mouche pas sur des postes bien marqués, mais plutôt dans des courants situés au milieu de la rivière. Comme signalé précédemment, il ne s'agit pas d'une règle absolue. De nombreux pêcheurs peuvent témoigner de captures d'ombres sur des tenues typiques de truites, dans les bordures par exemple.
De moeurs grégaires, l'ombre parfois en groupes mais le plus souvent réduits à quelques individus. Les plus gros sujets sont généralement solitaires et ne sont prenables qu'au fond. L'obligation de maille élevées ou tout simplement de remise à l'eau (No kill) est indispensable afin de reconstituer les stocks d'ombres dans une rivière . Chez nous, et depuis bientôt dix ans la gestion, l'implantation et la protection de cette espèce est catastrophique comme la pêche des cours d'eau français sur un plan général. Encore 50 000 cartes perdues en 2006 et 500 000 depuis dix ans. Campo  
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Dernière modification : 30 juin 2008