"campo peche" "soie naturelle" "voyage de peche a la mouche"<"stage de pêche a la mouche">

 

Accueil Reportages produits Nouveautés Occasion Commandez Administration Lac des lignes Livre d'Or Partenaires


Le choix de la canne à mouche

 Imaginer une canne à mouche dont les propriétés dynamiques permettraient de lancer sans faiblir un grand choix de lignes à mouche, avec en prime une réserve de puissance suffisante pour envoyer une artificielle aux lisières de l'impossible peut vous paraître utopique; Cependant, pourquoi cela ne deviendrait-il pas réalité. Texte et photos "Campo"                                                                                                  Bonjour, ça mord ? Un court instant de silence uniquement dérangé par le bruit du vent et le chuintement de l'eau de la rivière et soudain, l'exclamation «Vous avez une belle canne !» A partir de cet instant la discussion qui va suivre va permettre d'ouïr neuf fois sur dix une cacophonie théorique et technique, qui va laisser l'auteur de l'exclamation complètement médusé surtout si l'autre découvre que le questionneur est un poète moucheur qui n'y connaît rien !
Il y a bien longtemps, alors que je cherchais un peu à tâtons comment habiller le blank d'une de mes cannes à mouche de concours, j'avais rencontré bien malgré moi sur les bords de la Dordogne un de ces fameux diseurs de mauvaise aventure. Le foutriquet avait pendant de longues minutes tenté désespérément de me convaincre de l'efficacité et du rendement exceptionnel d'une de ces cannes à mouche en bambou refendu. De démonstrations orales en gesticulations de toutes sortes, il avait fini par comprendre que je ne serai en aucun cas le bouffon du jour qu'il allait peut-être pouvoir mettre sous influence.  Lorsque l'on analyse un peu le pêcheur à la mouche de ce pays, on  découvre rapidement le pouvoir considérable de certains «pseudo maîtres à penser» pas toujours pêcheurs et on le déplore, qui façonnent l'opinion en claironnant des théories fumeuses du style «canne longue pour pêcher loin, ou petite pour pêcher court. Quelquefois, et après avoir acheté une canne sur le conseil d'un de ces «pitres», le moucheur est alors confronté à une quantité incroyable de tourments : évasion répétée du scion de pointe en action de pêche, chute du moulinet toujours au mauvais moment faute de bague de serrage ou de tampons de couche appropriés, etc...
Si certaines marques célèbres se retrouvent souvent sans le savoir complètement décalées face aux véritables exigences de la pêche à la mouche de ce pays, c'est tout simplement parce que leurs concepteurs sont sans doute des pêcheurs à la mouche d'un autre temps ou, tout simplement, des bienheureux qui pratiquent sur des rivières où les poissons ne réclament aucun exploit technique véritable pour faire de vous le grand champion du moment. Je voudrais rappeler à mes lecteurs moucheurs, et qui sait, peut-être aux autres aussi, que le fait de confier la fabrication d'une canne à mouche à des concepteurs qui imaginent le produit à l'appui d'un savoir-faire et d'une culture complètement différente de celle dans laquelle ils souhaitent la vendre, revient à faire fabriquer sa maison de campagne du bord de l'eau à une entreprise de travaux publics spécialisée dans la réalisation d'édifices en béton.
                   Des cannes adaptées à nos rivières et à la taille de nos poissons                                                                                        Bien que l'habillage puisse être de très bonne facture chez certains fabricants à la mode, leurs cannes à mouche restent en grande partie complètement inadaptées au type de pêche et de rivières que nous fréquentons dans notre pays. Néanmoins, «ces petites merveilles» équipent un grand nombre de «spécialistes» qui, et j'en connais des tas, n'hésitent pas à démonter une poignée cigarette plantée comme par magie sur un blank pour soie de 8, ou à enfiler un talon de combat sur une 9 pieds de réservoir n'en possédant pas un d'origine. Plus fort encore,  tomber sur des bagues de serrage d'une de ces cannes venues d'ailleurs, interdisant la fixation du moulinet dont les pattes viendraient, comme par hasard, à dépasser la mesure. Néanmoins, ils vous annoncent fièrement après ces bricolages de fortune«c'est la canne "machin".On croit rêver!                                                                                                                                                                                                                                             Bien choisir sa canne à mouche.                                                                                                                                                                                                 Il existe pourtant des habilleurs de canne qui tournent méthodiquement et avec passion la future canne à mouche qui viendra équiper convenablement le bras d'un de nos moucheurs, sont pour la plupart, et avant tout, de très bons pêcheurs qui n'hésitent pas, avant de proposer leur produit à en tester les performances. Cette démarche habile permet d'observer et de passer en revue, et à la loupe, tous les soucis habituellement rencontrés. Et si d'aventure, la canne tient convenablement une session de dix heures de pêche sans capituler techniquement, cet engin sera en droit de franchir tout simplement la porte de notre passion. De nos jours, trop de pêcheurs subissent le marché. Comprendre les subtilités mécaniques d'une canne à fouetter n'est jamais chose facile si l'on n'a pas une grande expérience consentie par de très nombreuses années de pratique du lancer de mouche. Posséder la connaissance de la pêche des poissons de sport me semble indispensable pour choisir et réaliser l'habillage d'un carbone. Estimer une canne à mouche sur des critères d'action, comme cela se produit habituellement, c'est faire fi des normes mécaniques. Celles-ci changent constamment en fonction de la rapidité du battement angulaire et du poids de la soie qui augmente régulièrement au fur et à mesure que le lanceur lui donne de la longueur et de la vitesse.                                                                                                                                                                   Un exemple très simple illustre parfaitement ce raisonnement. Prenez une canne à mouche de puissance fabricant 6.7 garnie d'une  WF de 7 et commencez à développer un battement angulaire en maintenant 4 ou 5 m de soie dans les airs. La canne ne communique quasiment aucun effet, et si l'on observe sa courbe dynamique, on se rend compte qu'elle ne correspond à aucune action» véritable. Ensuite, confiez l'engin à un très bon lanceur capable de maintenir 20 à 25 m de ligne dehors au cours du battement angulaire avec en prime une volée de tractions puissantes et regardez à nouveau la courbe dynamique de la canne durant l'action. L'instrument fait souvent triste mine. La poignée, modelée dans un souci d'esthétique et non de confort, ne permet pas une bonne tenue de l'ensemble durant l'action. La canne se tord dans tous les sens et la ligne peut passer dangereusement près du pêcheur, et qui sait, lui flanquer les mouches dans le dos ou ailleurs. La canne au cours de l'effort devient alors difficilement contrôlable et le tireur est en droit de se demander si le «truc> va tenir le coup.

Attention aux triques!  D'autres sont au contraire d'authentiques «gourdins» construits autour d'un concept de «puissance» et là, danger! N'oublions pas qu'ici le moteur, c'est le bras du lanceur. Ces "cannes de maçon" vont très rapidement vous éclater le membre supérieur car pour lancer, il faut changer la «chose» à fond avec des VV. F 8 ou 9 voire des n°10. A cet instant, et pour peu que l'on ne soit pas un intégriste, on se rend compte qu'une canne à mouche doit passer par une alchimie compliquée qui nécessite le respect de certains principes relatifs aux règles de la bio-mécanique. La coutume commande qu'une canne à mouche digne de ce nom dispose en premier lieu d'une poignée concédant un très bonne préhension de l'ensemble avant, et pendant l'action. l'habillage et la pose des anneaux se feront autour d'un schéma de courbe statique qui estimera la puissance de la canne en fonction de sa flexion sous l'effet d'un poids dont je tairai délibérément le nombre de grammes, de kilos ou de tonnes, dans le but de ne pas choquer les puristes.
Afin de permettre un tel éclectisme tout en offrant la possibilité d'atteindre des distances très confortables, il faut être avant tout capable de shooter sur la vitesse prise par la ligne à mouche.  (voir PRS) Cette nouvelle approche permet d'envoyer rapidement, et à des distances très respectables, des lignes à mouche très légères dont le profil et le poids auront été méticuleusement combinés. Ce concept nouveau que je diffuse depuis de nombreuses année est déjà largement adoptée par ceux qui vont à la pêche. Disposer d'un confort pendant le battement angulaire avec en plus, une bonne transmission des informations relatives à la conduite de vos artificielles durant leurs périples sur ou sous la surface de la rivière ou du lac, fait que l'engin en question approche soudain de la perfection. Si l'outil offre en plus, la possibilité de doser le ferrage, du confort durant la bagarre avec le poisson et une réelle fiabilité des éléments mobiles, finalement ça devient le must ! Posséder une de ces petites merveilles valorise toujours son propriétaire. Lancer la soie avec une canne mouche lorsque l'on sait qu'elle a été conçue par un véritable professionnel de l'eau, de la pêche et des poissons reconnu de tous, constitue nécessairement un gage important de sérieux et d'efficience que nul, sauf peut-être les imbéciles, ne saurait valablement contester. Trouver la canne à mouche idéale en fonction du type de pêche convoité n'est pourtant pas chose facile. Choisissez de référence des cannes douces d'action, souples avec réserve de puissance capables de vous offrir en action de pêche tous les avantages relatés plus haut. Si vous souhaitez ne pas vous tromper, faites référence à la taille approximative des poissons que vous voulez pécher. Pour des spécimens comme l'ombre commun, la truite de rivière, le chevesne ou la vandoise, utilisez des cannes pour soie 3/4 de huit à dix pieds. Pour le réservoir, optez pour une 9 pieds soie de 6 ou bien une 10 pieds avec réserve de puissance pour soie 4/5 ou 6/7. Fuyez comme la peste les massues-, les triques et tous les gourdins qui vous démoliront le bras, et feront de votre partie de pêche une mauvaise réplique des travaux d'Hercule». Privilégiez la souplesse, choisissez si possible une canne à mouche légère et confortable avec talon de combat. Celle-ci devra être capable de balancer 30 m de ligne en trois faux lancers, mais également de pouvoir envoyer avec un mètre de soie dehors un bas de ligne et une mouche de façon parfaitement dirigée. Pour la pêche des grands poissons en terre lointaine, une 9 pieds pour soie 7/8 de peut faire parfaitement l'affaire à condition que celle-ci soit de la race des infrangibles Toutes ces cannes à mouche existent, « je les ai vues puisque je les aies inventées » ! Si vous n'écoutez pas les moucheurs du café du commerce et si fouinez un tant soit peu, le rêve deviendra très vite réalité. Campo